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Lili Ruggieri

Psychothérapie brève intégrative

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Thérapie de couple et de famille 

41 bd Jean Jaurès
92110 Clichy

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Immatriculation n° 4927242320

Code APE : 8690F

27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 12:04

En tant que thérapeute familiale, j'ai récemment accordé une interview à l'Académie d'Hypnose Ericksonienne (ARCHE).  Un moyen de faire connaissance avec un nouveau regard : la vision systémique, et de faire le lien avec l'hypnose éricksonienne.


Les thérapie systémiques et stratégiques font partie des voix thérapeutiques issues des travaux de milton Erickson.
Jay Haley est un jeune chercheur, membre de l'école de Palo Alto lorsqu'il prend contact avec Milton Erickson, sur les conseils de Gregory Bateson. Il rend dans les années suivantes de nombreuses visites à Erickson pour l'observer dans son travail, et décoder avec lui son approche.
Ses travaux ne portent pas directement sur l'approche  "hypnose" d'Erickson, mais sur sa vision stratégique de la thérapie. Il se passionne pour l'emploi des prescriptions,  des suggestions indirectes, de l' hypnose conversationelle (c'est à dire sans induction de transe "formelle") ainsi que pour l'approche ericksonienne du contexte (milieu, famille...) lors de la prise en charge d'un patient.   Pour Haley comme pour Erickson, un travail thérapeutique sera d'autant plus solide qu'il se propage au delà du patient lui-même, dans tous les aspects de sa vie, en prenant en compte les conséquences et les changements inhérents à une thérapie.

Haley, ainsi que ses collaborateurs posent alors les bases de la thérapie familliale telle que nous la connaissons aujourd'hui. Leur origine commune rend ces deux courants complémentaires et l'hypnose est souvent introduite dans l'apprentissage de la thérapie familliale.


 


Lili, dans ta pratique thérapeutique, tu es spécialisée dans la thérapie familiale. Qu'est ce que t'apporte l'hypnose Ericksonienne sur ce sujet ?

En tant que thérapeute en hypnose éricksonienne, ma pratique m’a confrontée à la dimension suivante : l’individu porteur de son symptôme vient en séance  et amène avec lui, comme autant de présences invisibles, sa mère, son conjoint ou ses enfants. Je ne peux pas ne pas les voir et je ne peux pas faire comme si je ne les voyais pas. Cette constatation a débouché sur la nécessité d’entreprendre une formation aux pratiques systémiques.

Un petit rappel historique : c’est au sein de l’école de Palo Alto que Milton Erickson a participé au développement de la thérapie familiale systémique sous l’impulsion de Gregory Bateson, au début des années 60. Les approches sont très liées.

 

Quels sont les présupposés de l’approche systémique ?

Cette pratique thérapeutique envisage la famille comme un système dans lequel interagissent ses membres. L’un de ses membres peut être désigné inconsciemment par les autres, en tant que porteur du symptôme affectant l’ensemble du groupe familial. Le but est d'apporter une lecture différente du problème et de redonner à la famille entière sa capacité de fonctionnement.

Il me semble important de montrer comment il est possible de regarder l’individu porteur du symptôme non plus comme indépendant de son système et entièrement responsable de son mal-être, mais comme celui qui exprime ce qui ne va plus et ce qui doit changer au sein du couple ou de la famille.

La thérapie familiale, en impliquant chaque membre de la famille concerné, permet de sortir de cette désignation. Elle aide à aller vers un nouveau fonctionnement dans lequel le patient identifié peut se permettre de lâcher son symptôme révélateur du dysfonctionnement familial. Ainsi, tous les membres de la famille peuvent évoluer.

L’intervention du thérapeute familial comporte plusieurs techniques qui découlent directement du travail de Palo Alto et de Milton Erickson :

Observation des comportements de chacun des membres de la famille dans l’ici et maintenant, utilisation de l’hypnose éricksonienne ou conversationnelle (communication éricksonienne), autres techniques comme la synchronisation, le recadrage, les métaphores, etc. qui vont permettre un décodage des interactions verbales et émotionnelles du groupe familial et lui redonner ses capacités de fonctionnement.

Bien que l’approche individuelle soit en général adaptée, l’approche systémique (thérapie familiale) se révèle pertinente dans la résolution de certaines problématiques.

 

Justement, quelles sont les applications les plus courantes ?

Les familles viennent par exemple pour un enfant qui ne « fonctionne pas bien » à l’école, qui a un problème de dépendance (drogue), qui communique violemment ou plus du tout avec son entourage. Bien souvent, le symptôme est le moyen que l’enfant a trouvé pour, en fait, amener ses parents en thérapie (crise du milieu de vie, de couple…).

 On retrouve également les problématiques liées à la transmission générationnelle, aux « loyautés invisibles ». Un individu prend alors pour lui ce qui en réalité ne lui appartient pas mais lui a été transmis. Il s’agit alors d’un déséquilibre du système, qui souvent va être exprimé par l’individu le plus sensible d’une famille.

 S’occuper de l’individu sans tenir compte de son environnement relationnel se révèle peu efficace : le risque est qu’une fois replongé dans le système dysfonctionnant, il peut manifester à nouveau son mal-être. L’origine dépasse son individualité.

Les pathologies lourdes qui atteignent un individu demandent parfois aussi de prendre en compte la famille. Et bien entendu, il y a les problèmes relationnels qui peuvent aparraître dans un couple (communication, évolution de l’un des conjoints, changement de mode de vie, sexualité)  ou dans un rapport parent enfant.

 

Est-ce que tu considères donc que toute thérapie doit s’accompagner d’une thérapie familiale ?

Non, pas du tout. Néanmoins, il est toujours intéressant d’avoir une vision systémique même en thérapie individuelle.
Il faut rappeler que la décision d’entreprendre une thérapie familiale provient de plusieurs sources.
La première est la demande de la famille elle-même. C’est la mère, ou la femme dans le cas d’un couple, qui prend rendez-vous dans 90 % des cas.
La seconde est motivée par l’institution : scolaire, professionnelle ou juridique.
Enfin, c’est le thérapeute qui, lors d’une thérapie individuelle, ressent que la résolution du problème passe par l’implication de tous les membres concernés. Il peut demander à voir soit le conjoint, soit la famille entière.

 

Merci Lili de nous avoir expliqué ton approche de la thérapie familiale. Une dernière question… Et toi l’hypnose d’un point de vu personnel tu l’utilises pour quoi ?

En dehors de ma pratique professionnelle, j’utilise l’hypnose au quotidien.

Pour mieux communiquer, gérer une douleur, favoriser et stimuler un apprentissage… Par exemple, j’ai appris l’italien deux fois plus rapidement que prévu (18 mois de cours au lieu de 3 ans). 

Au-delà de la technique, l’hypnose est pour moi un état d’esprit, une manière « d’être » au monde en présence et en conscience.

 

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Published by Lilli Ruggieri - dans Thérapie familiale
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